Cinécritik

Critiques et notation de films

21 août 2008

BATMAN - THE DARK KNIGHT

The_dark_knight___13

15.5/20


De Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart, Maggie Gyllenhaal, Michael Caine, Gary Oldman, Morgan Freeman, Nestor Carbonell, William Fichtner, …
Scénario : Jonathan Nolan, Christopher Nolan
Musique : Hans Zimmer, James Newton Howard
Production : Warner Bros, Legendary Pictures, Syncopy
Distribution : Warner Bros
Durée : 2h27
Sortie : 13 août 2008


Après avoir remarquablement mis en scène les origines de l’homme chauve-souris (Batman begins), Christopher Nolan signe un nouveau volet intense et fascinant sur celui qu’on appelle le chevalier noir. Dans cet épisode, Batman tente de lutter contre la criminalité de Gotham city, avec l’aide du lieutenant Gordon et du procureur Harvey Dent. Mais un criminel coriace, le Joker, lui donne du fil à retordre. Et c’est sans compter l’arrivée de Double-Face…

Le film commence par un hold-up musclé, une bonne mise en bouche qui nous plonge directement dans l’action. Mais le film ne se limite pas à une série de scènes d’action ni à un simple affrontement entre Batman et le Joker. Au contraire, la psychologie des personnages est creusée et le scénario promet de bons rebondissements. Un dosage équilibré qui garantit intensité des émotions et intérêt pour l’histoire. En plus de cascades marquantes (saut dans le vide, tonneau d’un camion à la verticale, course-poursuite…), le spectacle est assuré par des répliques travaillées et un jeu d’acteurs soigné.

Bruce Wayne, personnage obscur et tourmenté, est interprété à merveille par Christian Bale et son regard ténébreux. Dans cet épisode, Batman n’apparaît pas comme un héros, mais comme un justicier de l’ombre, un ange de la nuit. De son côté, Heath Ledger incarne le Joker avec brio : il réussit avec facilité à traduire le caractère psychopathe de son personnage (il se lave les mains avant d’appuyer sur un détonateur faisant exploser un hôpital), caché derrière un maquillage terrifiant et des cheveux sales. Son apparence de clown négligé contraste avec son côté calculateur cruel, mais aussi avec le costume lisse et propre de Batman.

Dans cet épisode, Katie Holmes, certainement occupée à prêcher la parole de la scientologie, est remplacée par Maggie Gyllenhaal. Celle-ci s’en sort très bien et donne une note de charme à cette ambiance noire et brutale. De leur côté, Morgan Freeman est toujours en forme et Michael Caine apporte un souffle british au tout. En plus d’un casting au top, le maquillage et les effets spéciaux sont eux aussi réussis. Idem pour le jeu de lumière : la plupart de l’action se déroule la nuit, l’éclairage des visages est calculé (notamment pour Double-Face). Pour finir, la musique, à la fois solennelle et posée, reste constamment sur le même rythme et sur la même gravité pour insister sur le côté obscur. Majestueux et efficace.

Bons atouts.


Posté par fabiendhondt à 22:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


08 août 2008

WALL-E

Wall_E___30

17.5/20


De
Andrew Stanton

Avec les voix de Philippe Bozo, Marie-Eugénie Maréchal, Emmanuel Jacomy, Herve Jolly, …

Scénario : Andrew Stanton
Musique : Thomas Newman

Production : Pixar Animation Studios

Distribution : Walt Disney Pictures

Durée : 1h37

Sortie : 30 juillet 2008


Après le rat qui sauve la cuisine dans Ratatouille, voici le robot qui sauve la Terre. Avec Wall-E, Pixar signe son 9ème chef d’œuvre. Un nouveau cru (encore et toujours) hautement créatif, qui dénonce avec sarcasme des problèmes de société. Pour mieux faire passer les messages, le fil conducteur est une histoire d’amour entre deux robots, Wall-E (Waste allocation load lifter earth-class – videur automatique pour lavage et levage classe E) et Eve (Extraterrestrial vegetation evaluator – évaluateur végétal extraterrestre).

Pour commencer, triste lever de rideau : en effet, le début du film est marqué par un décor de désolation. La Terre est dévastée, des montagnes de déchets polluent les rues et une horde de satellites inutiles asphyxient la couche d’ozone. Une Terre hostile à toute forme de vie. Pour échapper par lâcheté aux problèmes de pollution dont ils sont responsables, les hommes se sont réfugiés dans l’espace, dans un navire intersidéral digne du 5ème élément.

A bord de ce navire, ces humains se laissent diriger par les robots. L’occasion pour Pixar de leur dresser un portrait sans concession : ils apparaissent lâches, fainéants, oisifs, obèses et écervelés. La critique ne s’arrête pas là : la Lune affiche le drapeau américain et un panneau « Centre commercial prochainement ». Une petite pointe d’humour, à peine exagérée. Sur le navire, les écrans publicitaires et les robots dominent : les gens s’habillent, mangent, boivent et vivent selon les suggestions faites par les robots… Une lobotomie complète.

Obésité, écologie, publicité, business en toute circonstance, technologie : le réalisateur traite différents sujets d’actualité en même temps avec une habileté déconcertante. Ces thèmes sont très bien intégrés à l’histoire et si les répliques sont limitées, les messages passent par les pointes d’humour. Faut-il en déduire que si les Hommes se laissent aller et ne réfléchissent plus à leurs actes, la Terre court à sa perte ?

Enfin, le peu de dialogues ne perturbe pas l’intérêt du film, mais renforce l’importance des bruitages. Et Ben Burtt, le créateur des bruitages de Star Wars, a conçu pour Wall-E et Eve des voix à la fois drôles et touchantes. Wall-E, même s’il ne sait prononcer que le nom d’Eve, est très attachant (il fait penser à un mélange entre Gizmo et E.T). A eux deux, Wall-E et Eve forment un couple charmant : est-ce la preuve qu’un vieux PC peut être compatible avec le nouveau Mac ?

A garder en mémoire.


Posté par fabiendhondt à 23:18 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1