26 avril 2009
COCO AVANT CHANEL
De Anne Fontaine
Avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola, Marie Gillain, Emmanuelle Devos, …
Scénario : Anna Fontaine, Camille Fontaine, Christopher Hampton, Jacques Fieschi
Musique : Alexandre Desplat
Production : Haut et Court, Warner Bros, Ciné-@, France 2 Cinéma, Ciné Cinéma, Canal +
Distribution : Warner Bros
Durée : 1h50
Sortie : 22 avril 2009
A peine entend-on parler de Chanel sur le grand écran qu’une nouvelle publicité pointe son nez sur le petit écran. Avec un point commun : Audrey Tautou. A la télé, elle joue la nouvelle égérie en succédant ainsi à Nicole Kidman. Au cinéma, elle incarne avec succès celle qui est à l’origine de la célèbre marque de luxe : une femme moderne en avance sur son temps, qui s’est construit une vie et un passé rien qu’avec son fort caractère.
Pour retracer la vie de Coco Chanel, Anne Fontaine joue avec la musique (dramatique ou légère) et la lumière (sombre ou claire), en réponse à l’état d’esprit de la couturière. Gabrielle Chanel savait ce qu’elle ne voulait pas, mais doutait sur ce qu’elle voulait faire. Elle ne voulait être ni femme servile à son mari, ni vulgaire dans ses vêtements (pas de frou-frou de bijoux ni tralala sur la tête) : c’est cette détermination qui est à l’origine de sa célébrité.
Parmi les bons points du film, on notera le bon travail d’acteurs (Audrey Tautou dépasse son image d’Amélie Poulain et Benoît Poelvoorde prouve qu’il n’est pas que le rigolo de service) et d’écriture (les répliques sont de bonne qualité). Parmi les mauvais points, la linéarité de l’histoire, responsable du rythme lancinant de l’ensemble, fait baisser notre attention. Par comparaison, La Môme est mieux mis en scène et dégage aussi plus d’émotions.
Coco sans rico.
07 avril 2009
PREDICTIONS

15/20
De Alex Proyas
Avec Nicolas Cage, Rose Byrne, Chandler Canterbury, Ben Mendelsohn, …
Scénario : Stiles White, Juliet Snowden, Stuart Hazeldine, Alex Proyas, Ryne Pearson
Musique : Marco Beltrami
Production : Escape Artists
Distribution : SND, Summit Entertainment
Durée : 2h
Sortie : 1er avril 2009
Encore un film catastrophe ? C’est bien connu, quand le monde va mal, Hollywood l’enfonce encore plus sur le grand écran. Tout commence avec un curieux dessin d’une petite fille, comportant une longue série de nombres, derrière laquelle se cachent les dates-clés des catastrophes du siècle. Encore faut-il savoir décrypter ces chiffres. C’est là qu’intervient Nicolas Cage, pour sauver le monde.
Au premier abord, ce sont surtout les effets spéciaux qui marquent les esprits. En effet, au-delà d’une histoire intéressante, les artifices visuels sont spectaculaires et d’un réalisme à couper le souffle (crash d’un avion, déraillement d’une rame de métro, accident de voiture…) : on en a plein la vue. Ce genre de scènes fait penser à la saga Destination finale pour son effet coup de poing.
Rien n’est dû au hasard, tout est écrit. Si cette vision est plausible au début, l’aspect surnaturel est trop exploité pour le dénouement, qui fait ainsi perdre un peu de sa crédibilité au film. Malgré la fin qui dénote avec le reste, le suspens est au rendez-vous, et ce, même si quelques coups de mou passagers se glissent entre les scènes d’action à haute tension.
Des chiffres et de l’être.
L'ENQUETE - THE INTERNATIONAL

16/20
De Tom Tykwer
Avec Clive Owen, Naomi Watts, Armin Mueller-Stahl, Ulrich Thomsen, Jack McGee, Ben Whishaw, …
Scénario : Eric Singer
Musique : Reinhold Heil, Johnny Klimek, Tom Tykwer
Production : Mosaic Media Group
Distribution : Sony/Columbia
Durée : 1h58
Sortie : 11 mars 2009
Engluée dans une affaire de trafic d’armes, l’International Bank of Business and Credit (IBBC) fait l’objet d’une enquête. Celle-ci est menée par l’agent Louis Salinger d’Interpol (Clive Owen) et Eleanor Whitman, adjointe du procureur de New York (Naomi Watts). La banque cache en fait une organisation tentaculaire qui n’hésite pas à se débarrasser de ceux qui s’attaquent à elle. Comme en témoigne la fusillade musclée dans le musée Guggenheim à New York. Impressionnant.
Après son adaptation poétique du parfum, Tom Tykwer signe ici un thriller dynamique aux allures de la saga Jason Bourne. Sur le fond : une histoire filandreuse et un peu complexe parfois. Sur la forme : une mise en scène enlevée, menée par un Clive Owen déterminé. Le mélange des deux donne une enquête-course-poursuite, qui nous entraîne dans différentes villes (Berlin, New York, Lyon, Milan…), tout en intégrant des complots et des trahisons, faisant ainsi monter le suspens en crescendo. Frémissant.
Cours, Clive, cours !
