Cinécritik

Critiques et notation de films

27 septembre 2009

JULIE ET JULIA

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14.5/20


De Nora Ephron
Avec Meryl Streep, Amy Adams, Stanley Tucci, Chris Messina, …
Scénario : Nora Ephron, inspiré de 2 histoires vraies
Musique : Alexandre Desplat
Production : Easy There Tiger Productions
Distribution : Sony Pictures
Durée : 2h03
Sortie : 16 septembre 2009


Paris, 1948. Julia Child, femme au foyer américaine, tue le temps en prenant des cours de cuisine. Elle y prend vite goût et décide d’écrire un livre de recettes. Grand succès. En 2002, Julie, new-yorkaise qui fête ses 30 ans, s’ennuie dans son box de travail. Alors que le succès sourit à ses amies, elle se lance un défi : concocter et commenter sur un blog les 524 recettes de son idole Julia, en 365 jours.

Accordéon, baguette, lit de petite taille… L’ouverture du film est l’occasion de dresser quelques clichés français. Ainsi, même s’ils sont reconnus pour leurs talents de bons cuisiniers, les Français passent pour des grincheux. A charge de revanche, Meryl Streep passe pour l’Américaine extravagante qui s’extasie sur tout. Heureusement, son mari (Stanley Tucci) l’apaise à chaque fois en ponctuant ses phrases de « I know ». Et on se délecte de leur prestation.

Si la performance des acteurs est savoureuse, c’est aussi grâce à la mise en scène bien dosée. Quand la tradition (livre de recettes) rejoint la modernité (recettes sur Internet), il n’y a qu’un pas : si les ustensiles ont évolué, le point commun reste la bonne cuisine traditionnelle. Les plans alternent ceux avec Julia (en 1950) et ceux avec Julie (en 2002), comme pour les rassembler. Bien pensé, ce va-et-vient entre les deux époques donne un coup de fouet à l’ensemble.

Bon appétit !


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24 septembre 2009

DESTINATION FINALE 4

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13/20


De
David R. Ellis
Avec Bobby Campo, Shantel VanSanten, Nick Zano, Haley Webb, …
Scénario : Eric Bress
Musique : Brian Tyler
Production : FlipZide Pictures, New Line Cinema, Practical Pictures
Distribution : Metropolitan FilmExport
Durée : 1h30
Sortie : 26 août 2009


On ne prend pas les mêmes (puisque la Mort finit toujours par les avoir), mais on recommence : pour la 4ème fois, un rêve prémonitoire va enrailler le plan diabolique de la Faucheuse. A court terme seulement, car elle est pleine de ressources, la garce. Et sadique en plus. Car elle va faire mourir les protagonistes dans d’atroces souffrances, dans l’ordre exact dans lequel ils auraient dû périr initialement. Au programme : des ados, du sang, des morts…

Comme dans les autres épisodes, le principe scénaristique reste le même : même si les circonstances sont différentes, la trame de fond est un copier-coller des trois précédentes histoires. Et comme la fin est connue de tous, l’intérêt est ailleurs : la 3D est le réel bénéfice du film (les images ont été tournées de façon à ce qu’on en prenne plein la vue, au sens littéral : bouchon de champagne qui saute comme s’il sortait de l’écran, lames dirigées vers le spectateur…).

Par ailleurs, les différentes morts sont élaborées. Dramatiques certes, mais gorement exagérées : les effluves d’intestins sont bien faites sans pour autant être réalistes. Cela fait donc sourire. On pense à Chucky 4 pour ce côté sadique et caricatural. Le genre qui se moque de lui-même ? En tous cas, on passe un bon moment, même si l’épisode 2 reste le meilleur de la saga. Toutes les ressources ayant été exploitées voire usées, un cinquième épisode serait mal venu.

Destination ultime.


Posté par fabiendhondt à 20:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LA-HAUT

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16/20


De
Pete Docter, Bob Peterson

Avec les voix de Charles Aznavour, Tom Trouffier, Guillaume Lebon, Richard Leblond, …

Scénario : Pete Docter, Bob Peterson
Musique : Michael Giacchino
Production : Pixar Animation Studios, Walt Disney Pictures
Distribution : Walt Disney Pictures
Durée : 1h35
Sortie : 29 juillet 2009


Pour la 10ème fois, Pixar use de ses charmes pour nous séduire. Pour la 10ème fois, avec succès. Grâce à une animation de haut vol qui, au-delà de graphismes saisissants, nous touche aussi sur le registre des émotions. Cette nouvelle histoire, simple mais onirique, rassemble Carl Fredricksen, un papy grincheux déterminé à réaliser son rêve d’enfant, et Russell, un petit gars prêt à tout pour obtenir son dernier galon de scout.

Matérialiste au début, le papy se détache peu à peu de ses biens, à l’image des ballons qui se dégonflent au cours du voyage. Pendant ce temps-là, le petit prouve qu’il est courageux et volontaire. Ici, il faut prendre de la hauteur physiquement pour en gagner moralement. Le voyage forme ainsi la jeunesse du papy (qui n’a d’ailleurs pas spécialement besoin de sa canne pour courir) et le caractère du gamin.

Situations comiques, personnages drôles (les chiens ont un collier qui les fait parler, délirant), petites doses d’humour distillées tout le long de l’histoire – entremêlées avec la mélancolie et l’espoir… Tout y est. Et pour accompagner ce joyeux mélange, la douceur des quelques notes de piano renforce les émotions avec justesse. Peut-être moins remarquable et spectaculaire que les 9 précédentes réalisations Pixar, mais probablement l’un des plus riches en émotions.

Bon vent.


Posté par fabiendhondt à 20:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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